Mercredi 23 septembre 2009
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Nous retrouvons IRIS au club privé des Champs Elysées qu’elle fréquentait régulièrement

Ce soir-là, la fête était encore plus importante, plein de stars du show-biz y étaient présentes

Des petits cadeaux étaient offerts à tous les membres du club par les sponsors de la soirée

Le champagne coulait à flots

Sur les différentes pistes, les danseurs s’éclataient

 

Iris portait une robe longue indienne

Le tissu en était transparent et épousait son corps parfait,

Sa robe était une seconde peau

Elle avait d’abord mis une petite culotte,

Soutien-gorge, non, elle n’en mettait jamais

Mais ses amis lui firent remarquer combien le port de sa petite culotte était indécent et cassait la beauté de sa robe, l’unité de son corps

Elle l’avait donc enlevée

C’était mieux ainsi, se dit-elle en se regardant dans le grand miroir de l’entrée

Iris descendit rejoindre ses amis au dernier étage, 2 niveaux sous la rue

C’était très cosy, lumières très tamisées

Elle ne savait pas et n‘aimait pas danser,

Elle venait pour discuter avec des écrivains, des auteurs de chansons, les journalistes invités

Un homme, qu’elle n’avait jamais encore vu vint se coller à elle sur son sofa, très élégant, il avait dû être coopté,

Il commanda une bouteille de champagne, lui en offrit une coupe, puis une autre,

Il faisait si chaud qu’Iris était heureuse de  cette boisson qui désaltérait sa bouche asséchée par la chaleur humaine, et toute la fumée ambiante (les cigarettes étaient autorisées à cette époque du récit)

Elle qui ne buvait jamais d’alcool, se dit qu’elle avait bien eu tort de s’en priver auparavant

C’était si bon

L’homme qui se présenta sous son prénom l’invita à un slow, puis un autre, elle ondulait au rythme de la musique collée au corps de son partenaire,

Que je suis bien, pensait-elle

Mais où était Betty (son amie) , elle ne savait pas, elle devait faire l’hôtesse là-haut

Betty ne se manifestait pas

Une autre bouteille de champagne, encore quelques coupes,

Oh oui, oui, j’ai si chaud

Elle ne pouvait rien enlever

Elle n’avait que sa robe

Puis l’homme lui susurra quelques mots à l’oreille

 

Et c’est là que sa mémoire a cessé de fonctionner, le trou noir

 

2ème volet de l’histoire : de nombreuses années après, elle ne s’est jamais souvenue de la transition qui amène à ce 2ème volet de l’histoire

Elle se réveilla soudain dans un appartement inconnu,

Quelqu’un l’avait touchée, elle en était sûre

Elle ouvrit avec difficultés les yeux,

Aie aie aie, le mal au crâne !

Où était Betty ?

Où était-elle, elle Iris ?

Puis un homme qu’elle ne reconnut pas lui passa quelque chose de rafraichissant sur le front, le visage

Alors là, elle les ouvrit les yeux

 

Mais qui était ce type ?

Pourquoi était-elle sur ce canapé déplié en lit ?

Et qui étaient tous ces tableaux d’ancêtres accrochés au mur ?

Elle se souleva sur un coude

Oh putain de mal au crâne !

-         Qui êtes-vous ?

-         Où suis-je ?

-         Vous m’avez enlevée ?

Et l’autre de répondre :

-          Mais non chérie, tu es avec moi, on était si bien tous les deux au club

Le club, le club, oh oui elle se souvient tout à coup !

-         Mais comment suis-je arrivée là ?

-         Mais tu es venue avec moi, tu as dit oui quand je t’ai proposé de venir chez moi, je ne t’ai pas forcé, tu étais si sensuelle, si amoureuse accrochée à moi

-         Un taxi, appelez-moi un taxi tout de suite, espèce de sale type !

-         Mais chérie……

-         Non, pas de chérie, s’il vous plaît !!

Oh putain ce mal de crâne empirait quand elle criait !

Mais lui de répondre :

-         Je ne comprends pas ton changement soudain…Tu sais, dès que j’ai ouvert le canapé pour que nous fassions l’amour, c’était si facile, soulever ta robe sans culotte, mais je ne l’ai pas fait, j’attendais ton réveil

-         Vous, vous allez me vouvoyer !!!

-         Mais tu, pardon, vous ne vous souvenez pas ?

-         Non, je ne me souviens de rien ! rien de rien !!! Et je suis chez vous là ?

-         Oui, tu, vous avez vu ce sont mes ancêtres tous célèbres, ils sont beaux les encadrements ?

-         Mais je m’en fous de vos ancêtres et de vos encadrements !Allez, vite, un taxi, allez appelez……. !!!! Je veux retourner à ma voiture et rentrer chez moi !

-         Mais tu, vous n’êtes pas très bien……attends, enfin attendez un petit peu…… !!

-         Si si, ça me revient, le club, le champagne ! vous m’avez fait boire et reboire ! Oh mon dieu, je pensais que c’était inoffensif, je ne pensais pas que l’on pouvait ainsi tomber dans un tel coma, ne plus se rendre compte de rien !! oh là là, dans quoi, me suis-je encore fourvoyée ( mieux que dans qui ? mais on en était pas loin !)

Il fut très élégant, appela un taxi en cette nuit bien entamée, petit matin, Paris s’éveille, Jacques Dutronc se couche ! comme moi, enfin, pas encore, avec le taxi  rechercher ma voiture, revenir à mon appart……..avec ce mal à la tête ! !

-         Tu ne veux pas savoir mon nom ?

-         Non, et vous me vouvoyez, d’accord ?

-         Je te, vous donne ma carte de visite, je suis journaliste au…..,(nom du journal) , je ne le cite pas, sait-on jamais, il pourrait traîner sur mypace après toutes ces années !!

-         Journaliste politique, oui, je connaissais son nom, waouhhh, je n’étais pas si mal tombée !   je pris la carte de visite pour être polie,

C’est fou ce qu’un nom sur une carte de visite donne du respect d’un seul coup !

Il avait l’air si désolé qu’Iris regretta de l’avoir insulté, oh juste quelques secondes ! c’était pas méchant !

Il l’accompagna jusqu’au taxi, et resta sur le trottoir à regarder le taxi s’éloigner,

Dommage, se dit-il, ça aurait pu être sympa entre nous, mais peut-être me téléphonera-t-elle par la suite, quand elle aura fait une bonne nuit et compris que je n‘ai en rien abusé d’elle,

Comment penser qu’habituée d’un tel club, elle réagirait ainsi au champagne ! soupira-t-il, en lui-même

Dans le taxi, Iris pensait, c’est de ma faute, elle regardait le carton, le nom de ce journaliste , non, elle ne se rappelait pas l’entre deux, ni d’être sortie du club, ni d’avoir marché jusqu’à une voiture, en être ressortie, être entrée chez cet homme, il avait dû la porter, tiens, elle aurait dû lui demander, toujours est-il qu’elle s’était endormie puisqu’il l’avait couchée sur son canapé déplié, attendant poliment son réveil pour relever la robe de la sans-culotte !!

Elle retrouva son Austin, et regagna son chez elle où elle s’écroula sur son lit

 

Le lendemain,(enfin, quelques heures après plutôt), dès son réveil, elle appela Betty !

-          Pourquoi n’étais-tu pas là ? Pourquoi m’as-tu laissé sortir avec ce type ? Comment ça s’est passé cette histoire folle, j’étais sur un sofa chez toi, et je me retrouve assoupie chez un mec !

Betty lui répondit calmement :

-         Mais ma chérie, tu es adulte, tu as flirté avec lui toute la soirée,

-         - Moi ???

-         Oui , et j’étais même furieuse car tu as pris ta fourrure au vestiaire accompagné de ton ami, sans un regard , ni un mot pour moi

-         Mais, j’étais debout, normale ?? Et d’abord, arrête, avec le mot « ami », jamais vu avant ce type !!

 

-         Pourtant tu te laissais bien enlacer par lui…….bien consentante et amoureuse………Et je vous ai regardé sortir tous les deux enlacés, oui, tu étais debout !! Arrête, tu n’es plus une gamine ! oh !Je ne me faisais pas de soucis pour toi, c’est un journaliste connu et apprécié, et je savais qui l’avait coopté pour cette soirée ! Non, je t’assure, tu avais fait un bon choix !!

 

-         - Un bon choix, mais je n’ai rien choisi, je ne me souviens de RIEN à part le champagne, la chaleur, les slows !

 

Iris se dit : bon, plus jamais, jamais de champagne, ou alors chez moi, lorsque je sais que c’est dans mon lit que je vais me coucher après,

Mais elle resta de longues années sans plus toucher à une goutte de champagne

Cette histoire l’avait profondément choquée et marquée !

Elle ne se souvint jamais de sa sortie du club et de son arrivée chez le mec aux ancêtres dans les cadres,

Par contre, elle garda la carte de visite longtemps, et souriait lorsqu’elle lisait un article de « son journaliste » dans son quotidien, chaque matin,

Oui, elle était tombée sur un mec bien !

Mais elle ne chercha jamais à le revoir !

©sarah frane 2009

Par le mag de sarah frane - Publié dans : la vie d'Iris -roman- extraits - Communauté : Diaspora Zorange
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