Jusqu’à quelle destruction
Va-t-on dans ces espaces d’échanges virtuels
Spaces, blogs, msn et autres
Etres réels cachés derrière leur écran
A se masturber le cerveau et le sexe
Mariés, hommes ou femmes
Testent leur liberté
Leur pouvoir de séduction
Allument les esseulé(e)s
Mais rentrent vite au bercail
Quand sonne l’heure du dîner
Quand conjoint peste après ce maudit ordi
Mariés libres, NON, ils ont
Leur ECRAN BOUCLIER, le conjoint !
Sûr, les seul(e)s les attirent
Mais aussi, leur font peur
Et s’ils s’attachaient
Si le feu les brûlait trop
Si Cupidon faisait des siennes
Dans leur sacro-sainte routine
Peur du confort perdu
A abandonner
Peur du départ à zéro
Moi, je leur donne, un zéro pointé
A tous ces allumeurs
Mais la note maximale en lâcheté
Dans les rapports qu’ils ont amorcés
Les espoirs déçus qu’ils ont fait naître
Chacun rentre dans son réel
Une fois le PC éteint
Rapports intenses, ils ont eus ?
Non, rapports, vides de sens
Ayant enflammé leur sens
Mais emplis de contre-sens
De contre- vérités
Quiproquos obligés
Le dialogue n’est pas réel
Il est faussé
Pas d’yeux dans les yeux
Non, c’est écran à écran
Et que ce soit dans l’amitié
Ou plus, si affinités
Le dégoût finira par prendre le dessus
Et on éteindra le PC
Comme on éteint la télé
Quand le programme n’offre plus
Aucun intérêt
Et on s’endort seul(e)
Ou dos à dos pour ceux qui dorment en double
Ou faisant l’amour réel
Avec les fantasmes piqués
Dans la vie virtuelle
Infâme comédie
Dramatique vie
Déplorable avancée
Du progrès
Dans des vies de plus en plus
VIDES
Et des villes surpeuplées
De SOLITUDE
©sarah frane 2009
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