la vie d'Iris -roman- extraits

Jeudi 29 octobre 2009 4 29 10 2009 14:50



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(suite)

Iris va vous amuser avec une courte anecdote qui s'est renouvelée chaque année pendant les 10 premières années de sa vie, oui, 10 années seulement, parce qu'après la vie prendra d'autres directions pour tous les acteurs de "La vie d'Iris"

Vous devez vous dire, mais dans ce jeu de familles, il manque un grand-père,
mais oui, le grand-père maternel, aussi effacé que son épouse était envahissante et drôle, même lorsqu'elle agissait méchamment
Donc, ce grand-père, s'occupait du jardin potager, et cultivait des citrouilles,
c'est le propos du jour :
lorsqu'il avait le dos tourné, le farceur et artiste de père d'Iris écrivait sur les citrouilles avec un petit stylet ,des quatrains à la Boris Vian, bien polémiquants sur sa chère belle-mère

Et lorsque la citrouille était bien grosse, prête à être cueillie et mangée, le quatrain provocateur s'affichait en grosses lettres,
on écartait vite Iris pour qu'elle ne voit pas "les grossièretés" écrites par son père

La grand-mère criait après le père d'Iris qui allait s'enfermer, mort de rire, comme l'on dit sur les blogs, dans son imprimerie

Une maison de fadas !!!
Des bourgeois bohêmes, des bobos !

(à suivre)


copyright sarah frane 2009

 

 



Par le mag de sarah frane - Publié dans : la vie d'Iris -roman- extraits
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 14:15
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Nous retrouvons IRIS au club privé des Champs Elysées qu’elle fréquentait régulièrement

Ce soir-là, la fête était encore plus importante, plein de stars du show-biz y étaient présentes

Des petits cadeaux étaient offerts à tous les membres du club par les sponsors de la soirée

Le champagne coulait à flots

Sur les différentes pistes, les danseurs s’éclataient

 

Iris portait une robe longue indienne

Le tissu en était transparent et épousait son corps parfait,

Sa robe était une seconde peau

Elle avait d’abord mis une petite culotte,

Soutien-gorge, non, elle n’en mettait jamais

Mais ses amis lui firent remarquer combien le port de sa petite culotte était indécent et cassait la beauté de sa robe, l’unité de son corps

Elle l’avait donc enlevée

C’était mieux ainsi, se dit-elle en se regardant dans le grand miroir de l’entrée

Iris descendit rejoindre ses amis au dernier étage, 2 niveaux sous la rue

C’était très cosy, lumières très tamisées

Elle ne savait pas et n‘aimait pas danser,

Elle venait pour discuter avec des écrivains, des auteurs de chansons, les journalistes invités

Un homme, qu’elle n’avait jamais encore vu vint se coller à elle sur son sofa, très élégant, il avait dû être coopté,

Il commanda une bouteille de champagne, lui en offrit une coupe, puis une autre,

Il faisait si chaud qu’Iris était heureuse de  cette boisson qui désaltérait sa bouche asséchée par la chaleur humaine, et toute la fumée ambiante (les cigarettes étaient autorisées à cette époque du récit)

Elle qui ne buvait jamais d’alcool, se dit qu’elle avait bien eu tort de s’en priver auparavant

C’était si bon

L’homme qui se présenta sous son prénom l’invita à un slow, puis un autre, elle ondulait au rythme de la musique collée au corps de son partenaire,

Que je suis bien, pensait-elle

Mais où était Betty (son amie) , elle ne savait pas, elle devait faire l’hôtesse là-haut

Betty ne se manifestait pas

Une autre bouteille de champagne, encore quelques coupes,

Oh oui, oui, j’ai si chaud

Elle ne pouvait rien enlever

Elle n’avait que sa robe

Puis l’homme lui susurra quelques mots à l’oreille

 

Et c’est là que sa mémoire a cessé de fonctionner, le trou noir

 

2ème volet de l’histoire : de nombreuses années après, elle ne s’est jamais souvenue de la transition qui amène à ce 2ème volet de l’histoire

Elle se réveilla soudain dans un appartement inconnu,

Quelqu’un l’avait touchée, elle en était sûre

Elle ouvrit avec difficultés les yeux,

Aie aie aie, le mal au crâne !

Où était Betty ?

Où était-elle, elle Iris ?

Puis un homme qu’elle ne reconnut pas lui passa quelque chose de rafraichissant sur le front, le visage

Alors là, elle les ouvrit les yeux

 

Mais qui était ce type ?

Pourquoi était-elle sur ce canapé déplié en lit ?

Et qui étaient tous ces tableaux d’ancêtres accrochés au mur ?

Elle se souleva sur un coude

Oh putain de mal au crâne !

-         Qui êtes-vous ?

-         Où suis-je ?

-         Vous m’avez enlevée ?

Et l’autre de répondre :

-          Mais non chérie, tu es avec moi, on était si bien tous les deux au club

Le club, le club, oh oui elle se souvient tout à coup !

-         Mais comment suis-je arrivée là ?

-         Mais tu es venue avec moi, tu as dit oui quand je t’ai proposé de venir chez moi, je ne t’ai pas forcé, tu étais si sensuelle, si amoureuse accrochée à moi

-         Un taxi, appelez-moi un taxi tout de suite, espèce de sale type !

-         Mais chérie……

-         Non, pas de chérie, s’il vous plaît !!

Oh putain ce mal de crâne empirait quand elle criait !

Mais lui de répondre :

-         Je ne comprends pas ton changement soudain…Tu sais, dès que j’ai ouvert le canapé pour que nous fassions l’amour, c’était si facile, soulever ta robe sans culotte, mais je ne l’ai pas fait, j’attendais ton réveil

-         Vous, vous allez me vouvoyer !!!

-         Mais tu, pardon, vous ne vous souvenez pas ?

-         Non, je ne me souviens de rien ! rien de rien !!! Et je suis chez vous là ?

-         Oui, tu, vous avez vu ce sont mes ancêtres tous célèbres, ils sont beaux les encadrements ?

-         Mais je m’en fous de vos ancêtres et de vos encadrements !Allez, vite, un taxi, allez appelez……. !!!! Je veux retourner à ma voiture et rentrer chez moi !

-         Mais tu, vous n’êtes pas très bien……attends, enfin attendez un petit peu…… !!

-         Si si, ça me revient, le club, le champagne ! vous m’avez fait boire et reboire ! Oh mon dieu, je pensais que c’était inoffensif, je ne pensais pas que l’on pouvait ainsi tomber dans un tel coma, ne plus se rendre compte de rien !! oh là là, dans quoi, me suis-je encore fourvoyée ( mieux que dans qui ? mais on en était pas loin !)

Il fut très élégant, appela un taxi en cette nuit bien entamée, petit matin, Paris s’éveille, Jacques Dutronc se couche ! comme moi, enfin, pas encore, avec le taxi  rechercher ma voiture, revenir à mon appart……..avec ce mal à la tête ! !

-         Tu ne veux pas savoir mon nom ?

-         Non, et vous me vouvoyez, d’accord ?

-         Je te, vous donne ma carte de visite, je suis journaliste au…..,(nom du journal) , je ne le cite pas, sait-on jamais, il pourrait traîner sur mypace après toutes ces années !!

-         Journaliste politique, oui, je connaissais son nom, waouhhh, je n’étais pas si mal tombée !   je pris la carte de visite pour être polie,

C’est fou ce qu’un nom sur une carte de visite donne du respect d’un seul coup !

Il avait l’air si désolé qu’Iris regretta de l’avoir insulté, oh juste quelques secondes ! c’était pas méchant !

Il l’accompagna jusqu’au taxi, et resta sur le trottoir à regarder le taxi s’éloigner,

Dommage, se dit-il, ça aurait pu être sympa entre nous, mais peut-être me téléphonera-t-elle par la suite, quand elle aura fait une bonne nuit et compris que je n‘ai en rien abusé d’elle,

Comment penser qu’habituée d’un tel club, elle réagirait ainsi au champagne ! soupira-t-il, en lui-même

Dans le taxi, Iris pensait, c’est de ma faute, elle regardait le carton, le nom de ce journaliste , non, elle ne se rappelait pas l’entre deux, ni d’être sortie du club, ni d’avoir marché jusqu’à une voiture, en être ressortie, être entrée chez cet homme, il avait dû la porter, tiens, elle aurait dû lui demander, toujours est-il qu’elle s’était endormie puisqu’il l’avait couchée sur son canapé déplié, attendant poliment son réveil pour relever la robe de la sans-culotte !!

Elle retrouva son Austin, et regagna son chez elle où elle s’écroula sur son lit

 

Le lendemain,(enfin, quelques heures après plutôt), dès son réveil, elle appela Betty !

-          Pourquoi n’étais-tu pas là ? Pourquoi m’as-tu laissé sortir avec ce type ? Comment ça s’est passé cette histoire folle, j’étais sur un sofa chez toi, et je me retrouve assoupie chez un mec !

Betty lui répondit calmement :

-         Mais ma chérie, tu es adulte, tu as flirté avec lui toute la soirée,

-         - Moi ???

-         Oui , et j’étais même furieuse car tu as pris ta fourrure au vestiaire accompagné de ton ami, sans un regard , ni un mot pour moi

-         Mais, j’étais debout, normale ?? Et d’abord, arrête, avec le mot « ami », jamais vu avant ce type !!

 

-         Pourtant tu te laissais bien enlacer par lui…….bien consentante et amoureuse………Et je vous ai regardé sortir tous les deux enlacés, oui, tu étais debout !! Arrête, tu n’es plus une gamine ! oh !Je ne me faisais pas de soucis pour toi, c’est un journaliste connu et apprécié, et je savais qui l’avait coopté pour cette soirée ! Non, je t’assure, tu avais fait un bon choix !!

 

-         - Un bon choix, mais je n’ai rien choisi, je ne me souviens de RIEN à part le champagne, la chaleur, les slows !

 

Iris se dit : bon, plus jamais, jamais de champagne, ou alors chez moi, lorsque je sais que c’est dans mon lit que je vais me coucher après,

Mais elle resta de longues années sans plus toucher à une goutte de champagne

Cette histoire l’avait profondément choquée et marquée !

Elle ne se souvint jamais de sa sortie du club et de son arrivée chez le mec aux ancêtres dans les cadres,

Par contre, elle garda la carte de visite longtemps, et souriait lorsqu’elle lisait un article de « son journaliste » dans son quotidien, chaque matin,

Oui, elle était tombée sur un mec bien !

Mais elle ne chercha jamais à le revoir !

©sarah frane 2009

Par le mag de sarah frane - Publié dans : la vie d'Iris -roman- extraits - Communauté : Diaspora Zorange
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 18:50



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( suite )

 Iris était revenue de sa saleté de pension pour Noël

Maman vivait chez ses parents en attendant que les travaux soient terminés dans le nouveau logement

 

Iris avait compris que ses parents ne vivraient plus jamais ensemble,

On ne lui avait rien expliqué

Juste sa grand-mère avait dit qu’on l’avait éloignée afin qu’elle ne subisse pas la mauvaise fréquentation de son père (qui était artiste-peintre et sculpteur) et se donnait plus à son hobby qu’à son travail de chef d’entreprise avec son grand-père, successeur de l’affaire familiale et maire,

Ce fils artiste faisait tache

Et qui payait ?

La petite Iris

Donc, cette nuit-là, la nuit de Noël, Iris et maman revenaient de la messe de minuit qui était vraiment à minuit à l’époque

Les grands-parents ne pratiquant pas, elles n’étaient  que toutes les deux

Iris n n’avais pas revu son père depuis le « au-revoir contrôlé par grand-mère », froid, un soir du mois de juin

Iris, comme toute enfant de 11 ans, à cette époque  était très influençable et on lui avait appris à détester son père et tous les arts qu’il pratiquait

 

En ce soir de Noël, il y avait de la neige verglacée,

Le verglas s’était renforcé pendant la messe et maman et Iris, se cramponnaient l’une à l’autre

Elles progressaient

Jusqu’au virage qu’il fallait prendre presque à angle droit pour  descendre cette rue de ses grands-parents, leur logis d’attente

Elles avaient longé les murs mais là, il leur fallait tout lâcher pour tourner dans la rue en pente

Glisser, descendre sur les fesses ?

Cela, à l’époque, ce n’était pas dans les mœurs de la famille,

Donc bien poser ses pieds, contrôler les glissades,

Iris et maman ne savaient plus que faire

Perdues dans la nuit noire car les réverbères s’éteignaient à minuit

Quand soudain, une ombre a jailli de nulle part,

Et s’est glissé au milieu d’elles, les prenant chacune sous un bras, apportant l’équilibre qui leur manquait

Le tuteur de leur chute amorçée,

Iris  réalisa alors que c’était son père qui était là,

Il les avait vues partir à la messe de minuit, constaté combien le verglas s’épaississait, et il guettait à l’angle de la rue, avec des chaussettes épaisses à mettre sur les chaussures d’Iris et de sa maman

Il leur posa en les faisant asseoir sur le trottoir gelé

Il avait tout prévu, mais n’avait pas dit un mot, Iris et maman, non plus

Il les conduisit jusqu’à la maison, la maison intermittente en évitant d’être vu car à l’intérieur, la lumière filtrait

Puis il partit comme un fautif (car il se sentait honteux, rejeté par tous, à cause de son don pour la peinture, le dessin, la sculpture) sans un mot

Tout s’était passé dans le silence d’une nuit de Noël verglacée

 

Ce fut pour Iris son plus beau Noël,

Son père et ma mère l’entourant sur cette pente gelée,

Jamais depuis sa naissance elle ne les avait eus tous les deux, les grands-parents étant omniprésents

Et là, ils avaient été tous les 3 sur cette rue transformée en patinoire !

 

Iris n’oublia jamais cet instant qui ne dura pas longtemps en temps compté mais qui est resté en elle toute sa vie

Son plus beau Noël !

(à suivre)

© sarah frane 2009

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 07 2009 13:08
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(suite)

Iris le 1er janvier sur les Champs-Elysées

 

Invitée pour le réveillon du 1er janvier, dans une boîte branchée



en haut de l’avenue des Champs-Elysées,  Iris  a 28 ans et roule

désinvolte en Austin (très à la mode) à cette époque

Arrivée en bas des Champs, elle est surprise par une foule dense et déjà excitée

Au rond-point, où était Le Figaro, à l’époque , la foule s’épaissit, elle roule bien à

droite, le centre de l’avenue est déjà envahi



Léon Zitrone (eh oui) commente  la liesse de minuit sur les Champs-Elysées, en direct

pour la TV

De gros spots éclairent l’avenue, en plus des réverbères

 

Très vite , elle doit rouler au pas pour ne pas écraser les bandes de jeunes en folie,

Elle est pourtant côté trottoir, son Austin ne prenant pas grand place

Mais, elle est très vite bloquée et prise à partie par des fêtards bien imbibés d’alcool

 

Ils sont tout un groupe , une trentaine, il se mettent devant la

voiture, l’empêchant d’avancer, puis sur les côtés, derrière, elle

 est vite encerclée et prisonnière, prise en otage dans cette

 foule de l’avenue

 

Ils se mettent alors à secouer l’Austin, lui donnant aussi de violents coups de pied

 

-     Eh, si on la mettait à l’envers, la voiture, les 4 fers en l’air avec la pute dedans

 

-     T’es une pute, ou une star ?

 

-     T’as vu comment elle est fringuée, robe longue, carré blond à la Mireille Darc (très en vogue à l’époque)

 

 

Ils ont ouvert la porte du côté d’Iris, l’un deux se penche,

-     Fais voir ta jolie pochette en strass ma chérie,

il doit y avoir de jolies choses intéressantes à l’intérieur, t’as de

l’argent, toi ! et puis allez fais moi un petit bisou, et plus même,

tu vas voir, on va te faire des trucs qu’on t’ a jamais fait

 

Le chef de la bande sentant la bière avait renversé Iris sur le

siège passager, et malgré l’étroitesse du véhicule, tentait de se

coucher sur elle, et de lui arracher un baiser, tout en déchirant

la jolie robe longue en soie vaporeuse pour accéder à son

intimité

 

-     Allez, les copains, la voiture est petite, entourez- la

personne ne verra rien, on va se la faire chacun notre tour, la

 bourgeoise pute star

 

Sa robe longue pour sa belle soirée est griffée, déchirée, son maquillage dégouline car

Iris pleure et supplie,

Elle est perdue, à la merci de ces sauvages alcooliques et cinglés

-----

 

Et c’est à ce moment-là qu’elle est aveuglée, ses agresseurs

aussi par les spots puissants de la TV, elle entend Léon Zitrone

qui crie dans son micro

 

-     Mais que se passe-t-il dans ce cercle, une émeute ?

Mesdames et messieurs, vite allez voir, nous vous éclairons !

 

Iris entend encore

-     Mais il y a quelqu’un au milieu dans une petite voiture blanche

Vite, s’il vous plaît la police et les agents de sécurité précipitez-

vous, en ce lieu !

 

Les sifflets des policiers nombreux au pied de l’estrade de la TV

retentissent, les agresseurs d’Iris pris de panique, s’enfuient

 

Une jolie fêtarde et son fiancé aident Iris à sortir sur le trottoir,

telle une ressuscitée sortant de son tombeau

La foule s’écarte

-----

 

Léon reprend ses commentaires sur la liesse du jour de l’an

sur l’avenue des Champs-Elysées  pour la TV

Pour eux, l’incident est clos,

On crie, on danse, on boit, on chante autour d’elle

 

Iris remonte dans sa voiture, toutes les deux sont cabossées ,

elle est complètement sonnée et la voiture a reçu tant de coups

 de pieds qu’elle ne ressemble plus à l’Austin lavée, soignée que

 lui avait préparée son garagiste

 

Une fois, le rond-point passé, en se tenant toujours sur la file

 de droite, elle peut rouler jusqu’à sa destination

 

C’est minable qu’elle arrive, tout en haut des Champs, dans ce

 club privé où l’attendent ses amis

 

Le voiturier se précipite, ahuri,

Pas besoin de montrer patte blanche, même si elle se présente

toute enguenillée dans sa robe de couturier , on la connait bien,

elle est une habituée

Elle entre directement dans la partie privée réservée à la

direction

Betty se précipite la déshabille comme une enfant, lui laisse la

salle de bains, lui prête une autre robe,

 

Elle en a toujours plusieurs dans son dressing pour se changer

en cours de soirée

 

Betty est l’amie d’Iris, et c’est son compagnon qui dirige le club

 

 

 

Voilà donc Iris recoiffée, remaquillée, habillée dans une nouvelle robe, resolidifiée par

une bonne
coupe de champagne, et quelques canapés de caviar

 

Prête à aller s’enfoncer dans les sofas moelleux avec tous ses

amis habitués de ce club, comme  elle, et qui sont venus ici,

sur carton, pour fêter la nouvelle année

 

La musique de « just a gigolo » monte des 2 étages dessous

celui de l’entrée

 

La fête est commencée

 

Minuit vient de sonner sur un nouveau 1er janvier

 

 

 

Moralité

 

Ne jamais se trouver seule, la nuit du 31 décembre au 1er janvier sur les Champs


Elysées

 

( à suivre dans «La vie d’Iris » )



copyright sarah frane 2009

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Mercredi 24 juin 2009 3 24 06 2009 11:12
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Un soir, comme les autres

Iris 5 ans et sa maman sont enfermées dans la chambre d’Iris

Enfin, ce n’était plus vraiment sa chambre, puisque sa grand-mère y avait fait mettre un lit supplémentaire pour maman qui était sa fille, pour qu’elle ne dorme plus avec papa, grand-mère et papa se détestaient

La grand-mère maternelle d’Iris était une maitresse-femme qui s’était installée dans le couple de ses parents

Maman, une femme douce et soumise était complètement dominée par sa propre mère

Donc, un soir, comme les autres

Maman est couchée, de son petit-lit, Iris ne voit que le dessus de l’édredon

Comme tous les soirs, elle essaie de déchiffrer les dessins des double-rideaux

Des pas, dans l’escalier

C’est papa qui monte se coucher

Maman s’agite dans son lit

-       Tu dors

-       Non

-       Si ton père veut te dire bonsoir, tu lui diras non, c’est tout

-       Non

-       Si

-       Alors pourquoi

-       Parce qu’il n’était pas bien, ce soir, il arrive de la brasserie d’à côté, il a bu ce soir, il n’a pas joué au billard

Iris a 5 ans et se sent grande, elle sait bien lire, et est la première à l’école, elle en est fière

La poignée de la porte tourne

C’est son papa

Elle, les histoires entre sa grand-mère et son papa, elle ne s’en occupe pas

-       Pupuce, tu dors, dit la voix de son père

-       Non

-       Alors, ouvre-moi, viens faire le bisou de bonne nuit à papa

Pourquoi la porte est-elle fermée à clé

Laisse-nous dit maman en émergeant de dessous l’édredon, et elle fait signe à Iris de se taire avec son doigt à la verticale de la bouche

Papa secoue la porte

Maman, répète avec sa petite voix

-       Laisse-là, laisse-nous

-       Mais, je veux juste dire bonne nuit

-       Non

-       Pupuce, viens chérie, viens dire bonne nuit à papa

Oui, c’est vrai, ça, pense iris, pourquoi c’est fermé à clé, elle fait tout pour quitter la phase d’endormissement dans laquelle, elle avait commencé à glisser

Elle se lève

Maman a un drôle d’air, on dirait qu’elle a vu un monstre

-       Non, n’ouvre pas ! n’ouvre pas ! ne cesse-t-elle de répéter, s’il te plaît, ma puce

-       Mais, je vais juste faire un bisous à papa pour lui dire bonne nuit

Alors, maman prend le bâton qui sert à taper l’édredon pour lui redonner sa forme le matin, quand grand-mère fait le lit

-       Prends ça, alors

Petite Iris prend le bâton, elle obéit

Le papa secoue tellement la porte que petite Iris croit qu’il va la casser

Son regard va de la porte secouée à sa mère qui se cache, à nouveau, sous l’édredon

Là, dans lsa petite tête d’enfant de 5 ans, elle se dit que ce n’est pas normal, ce soir, qu’il faut peut-être qu’elle fasse attention, elle n’a jamais vu sa maman avoir aussi peur

Mais pourquoi n’est-ce pas maman qui est près de la porte pour la défendre et non, elle, avec ses 5 ans

Pourquoi est-ce elle qui fait front seule dans ce moment bizarre de leur vie

Doucement, iris tourne la clé, elle a posé le bâton, à côté d’elle, le long du mur

 

Petite Iris entr’ouvre la porte

Son père est là devant elle, il est tout rouge, les yeux bizarres, les cheveux en désordre, il sent la vilaine bière

Iris présente sa joue

-       Voilà, fais-moi un bisou

Mais, il pousse la porte

Maman crie

Papa crie

-       Je veux entrer

Iris le toise du haut de sa petite taille de 5 ans

-       Non papa, tu n’es pas bien là, je ne veux pas que tu fasses de mal à maman

Ayant remarqué qu’il avait une main dans son dos

-       Tu tiens, quoi

-       Ça ne te regarde pas

ELLE LE FIXE

LE FIXE

LE FIXE

LE SCRUTE

Ses beaux yeux pers accrochent les yeux de son père

Qu’y avait-il dans les yeux de cette toute petite fille à ce moment-là

De la force, de la haine, du dégoût

Peut-on dégager tout cela à 5 ans

Il pourrait la bousculer, la gifler, avancer

Elle n’est pas un gros bouclier

Mai le regard de sa fille le laisse statique, et…

Il recule sur le palier

Vite, elle se lève sur la pointe des pieds, pose prestement un baiser sur sa joue

-       Allez, va te coucher

Elle continue à le fixer

Ses yeux ont gagné la bataille

Et là, un grand bruit qui la fera tressauter très fréquemment dans sa vie d’adulte, plus tard

UN REVOLVER tombe à ses pieds, côté palier

Voilà donc, ce qu’il tenait dans sa main laissée derrière son dos, un revolver !

Surmontant sa peur, elle continue, tout en le poussant sur le palier, vers sa chambre, à le fixer toujours, yeux dans ses yeux

De nos jours, l’on dirait qu’elle l’a hypnotisé !

-       Allez va te coucher, laisse nous

Il lâche les yeux de sa petite fille

Pour la première fois, elle le voit MOCHE dans sa tête, dans son allure, dans son cœur

Son papa n’est plus un héros, c’est une EPAVE

Elle referme la porte à clé

Sa maman pleure et tremble toujours enfouie sous l’édredon

-       Merci, ma puce, murmure-t-elle entre deux sanglots, comment as-tu fait ?

 

Que répondre à une telle question, la petite puce n’en sait rien, elle l’a fixé de ses yeux, c’est tout

 

Tremblante comme elle ne pensait pas que l’on puisse trembler, petite Iris ne répond rien, rien,elle aurait bien voulu un calin ,

Elle regagne son lit

Elle entend son papa se coucher, à côté, dans la chambre de ses parents où il dort, seul

Le revolver était resté à terre sur le palier, devant la porte de  la chambre, là-même où il était tombé lorsque la main de son père l’avait lâché

Petite Iris sut le lendemain que son papa était venu, ce soir-là, pour les tuer, sa maman et elle (maman le savait, il lui avait dit qu’il en avait assez de grand-mère qui régentait tout à la maison, mais maman pensait que ce n’était que des menaces), et il avait prévu de se tuer ensuite

Il était allé boire pour se donner le courage de le faire

Mais, son petit bout de chou de 5 ans l’avait désarmé par son regard et son aplomb, par tout ce qu’elle avait fait passer dans ce regard

 

Le lendemain, le curé, les gendarmes, tous les notables amis de la ville (car ceci se passait dans une famille de notables) étaient là, pendant que le papa ronflait sa bière et son mal de vivre

Il ne fallait pas que l’affaire s’ébruite, papa étant le fils du maire et de la directrice de l’école, et avait une entreprise connue

Ce qui s’était passé resterait un secret, décidèrent-ils en buvant un café au salon

Petite iris DEVRAIT SE TAIRE, sous peine de mille menaces !!!

 

Cette nuit-là, petite puce Iris était entré de force dans le monde mensonger et ingrat des adultes, elle allait arrêter, à tout jamais d’être une petite fille joyeuse, riante, insouciante, espiègle

La vie lui avait fait un sale coup

Par ses yeux, la force de son regard, elle l’avait désarmé

On ne la remerciait pas, pire, on la menaçait

 

Aparté de l’auteur :

De nos jours, cette enfant aurait été confiée à des psychologues

copyright sarah frane 2009

 

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