Nous retrouvons IRIS au club privé des Champs Elysées qu’elle fréquentait régulièrement
Ce
soir-là, la fête était encore plus importante, plein de stars du show-biz y étaient présentes
Des petits
cadeaux étaient offerts à tous les membres du club par les sponsors de la soirée
Le
champagne coulait à flots
Sur les
différentes pistes, les danseurs s’éclataient
Iris
portait une robe longue indienne
Le tissu
en était transparent et épousait son corps parfait,
Sa robe
était une seconde peau
Elle avait
d’abord mis une petite culotte,
Soutien-gorge, non, elle n’en mettait jamais
Mais ses
amis lui firent remarquer combien le port de sa petite culotte était indécent et cassait la beauté de sa robe, l’unité de son corps
Elle
l’avait donc enlevée
C’était
mieux ainsi, se dit-elle en se regardant dans le grand miroir de l’entrée
Iris
descendit rejoindre ses amis au dernier étage, 2 niveaux sous la rue
C’était
très cosy, lumières très tamisées
Elle ne
savait pas et n‘aimait pas danser,
Elle
venait pour discuter avec des écrivains, des auteurs de chansons, les journalistes invités
Un homme,
qu’elle n’avait jamais encore vu vint se coller à elle sur son sofa, très élégant, il avait dû être coopté,
Il
commanda une bouteille de champagne, lui en offrit une coupe, puis une autre,
Il faisait
si chaud qu’Iris était heureuse de cette boisson qui désaltérait sa bouche asséchée par la chaleur humaine, et toute la fumée ambiante (les
cigarettes étaient autorisées à cette époque du récit)
Elle qui
ne buvait jamais d’alcool, se dit qu’elle avait bien eu tort de s’en priver auparavant
C’était si
bon
L’homme
qui se présenta sous son prénom l’invita à un slow, puis un autre, elle ondulait au rythme de la musique collée au corps de son partenaire,
Que je
suis bien, pensait-elle
Mais où
était Betty (son amie) , elle ne savait pas, elle devait faire l’hôtesse là-haut
Betty ne
se manifestait pas
Une autre
bouteille de champagne, encore quelques coupes,
Oh oui,
oui, j’ai si chaud
Elle ne
pouvait rien enlever
Elle
n’avait que sa robe
Puis
l’homme lui susurra quelques mots à l’oreille
Et c’est
là que sa mémoire a cessé de fonctionner, le trou noir
2ème volet de l’histoire : de nombreuses années après, elle ne s’est jamais souvenue de la transition qui
amène à ce 2ème volet de l’histoire
Elle se
réveilla soudain dans un appartement inconnu,
Quelqu’un
l’avait touchée, elle en était sûre
Elle
ouvrit avec difficultés les yeux,
Aie aie
aie, le mal au crâne !
Où était
Betty ?
Où
était-elle, elle Iris ?
Puis un
homme qu’elle ne reconnut pas lui passa quelque chose de rafraichissant sur le front, le visage
Alors là,
elle les ouvrit les yeux
Mais qui
était ce type ?
Pourquoi
était-elle sur ce canapé déplié en lit ?
Et qui
étaient tous ces tableaux d’ancêtres accrochés au mur ?
Elle se
souleva sur un coude
Oh putain
de mal au crâne !
- Qui
êtes-vous ?
- Où
suis-je ?
- Vous
m’avez enlevée ?
Et l’autre
de répondre :
- Mais non chérie, tu es avec moi, on était si bien tous les deux au club
Le club,
le club, oh oui elle se souvient tout à coup !
- Mais
comment suis-je arrivée là ?
- Mais
tu es venue avec moi, tu as dit oui quand je t’ai proposé de venir chez moi, je ne t’ai pas forcé, tu étais si sensuelle, si amoureuse accrochée à moi
- Un
taxi, appelez-moi un taxi tout de suite, espèce de sale type !
- Mais
chérie……
- Non,
pas de chérie, s’il vous plaît !!
Oh putain
ce mal de crâne empirait quand elle criait !
Mais lui
de répondre :
- Je ne
comprends pas ton changement soudain…Tu sais, dès que j’ai ouvert le canapé pour que nous fassions l’amour, c’était si facile, soulever ta robe sans culotte, mais je ne l’ai pas fait, j’attendais
ton réveil
- Vous,
vous allez me vouvoyer !!!
- Mais
tu, pardon, vous ne vous souvenez pas ?
- Non,
je ne me souviens de rien ! rien de rien !!! Et je suis chez vous là ?
- Oui,
tu, vous avez vu ce sont mes ancêtres tous célèbres, ils sont beaux les encadrements ?
- Mais
je m’en fous de vos ancêtres et de vos encadrements !Allez, vite, un taxi, allez appelez……. !!!! Je veux retourner à ma voiture et rentrer chez
moi !
- Mais
tu, vous n’êtes pas très bien……attends, enfin attendez un petit peu…… !!
- Si si,
ça me revient, le club, le champagne ! vous m’avez fait boire et reboire ! Oh mon dieu, je pensais que c’était inoffensif, je ne pensais pas que l’on pouvait ainsi tomber dans un tel
coma, ne plus se rendre compte de rien !! oh là là, dans quoi, me suis-je encore fourvoyée ( mieux que dans qui ? mais on en était pas loin !)
Il fut
très élégant, appela un taxi en cette nuit bien entamée, petit matin, Paris s’éveille, Jacques Dutronc se couche ! comme moi, enfin, pas encore, avec le taxi rechercher ma voiture, revenir à mon appart……..avec ce mal à la tête ! !
- Tu ne
veux pas savoir mon nom ?
- Non,
et vous me vouvoyez, d’accord ?
- Je te,
vous donne ma carte de visite, je suis journaliste au…..,(nom du journal) , je ne le cite pas, sait-on jamais, il pourrait traîner sur mypace après toutes ces
années !!
- Journaliste politique, oui, je connaissais son nom, waouhhh, je n’étais pas si mal tombée ! je pris la carte de visite pour être polie,
C’est fou
ce qu’un nom sur une carte de visite donne du respect d’un seul coup !
Il avait
l’air si désolé qu’Iris regretta de l’avoir insulté, oh juste quelques secondes ! c’était pas méchant !
Il
l’accompagna jusqu’au taxi, et resta sur le trottoir à regarder le taxi s’éloigner,
Dommage,
se dit-il, ça aurait pu être sympa entre nous, mais peut-être me téléphonera-t-elle par la suite, quand elle aura fait une bonne nuit et compris que je n‘ai en rien abusé
d’elle,
Comment
penser qu’habituée d’un tel club, elle réagirait ainsi au champagne ! soupira-t-il, en lui-même
Dans le
taxi, Iris pensait, c’est de ma faute, elle regardait le carton, le nom de ce journaliste , non, elle ne se rappelait pas l’entre deux, ni d’être sortie du club, ni d’avoir marché jusqu’à une
voiture, en être ressortie, être entrée chez cet homme, il avait dû la porter, tiens, elle aurait dû lui demander, toujours est-il qu’elle s’était endormie puisqu’il l’avait couchée sur son
canapé déplié, attendant poliment son réveil pour relever la robe de la sans-culotte !!
Elle
retrouva son Austin, et regagna son chez elle où elle s’écroula sur son lit
Le
lendemain,(enfin, quelques heures après plutôt), dès son réveil, elle appela Betty !
- Pourquoi n’étais-tu pas là ? Pourquoi m’as-tu laissé sortir avec ce type ? Comment ça s’est passé cette histoire
folle, j’étais sur un sofa chez toi, et je me retrouve assoupie chez un mec !
Betty lui
répondit calmement :
- Mais
ma chérie, tu es adulte, tu as flirté avec lui toute la soirée,
- -
Moi ???
- Oui ,
et j’étais même furieuse car tu as pris ta fourrure au vestiaire accompagné de ton ami, sans un regard , ni un mot pour moi
- Mais,
j’étais debout, normale ?? Et d’abord, arrête, avec le mot « ami », jamais vu avant ce type !!
- Pourtant tu te laissais bien enlacer par lui…….bien consentante et amoureuse………Et je vous ai regardé sortir tous les deux enlacés, oui, tu étais debout !! Arrête, tu
n’es plus une gamine ! oh !Je ne me faisais pas de soucis pour toi, c’est un journaliste connu et apprécié, et je savais qui l’avait coopté pour cette soirée ! Non, je t’assure, tu
avais fait un bon choix !!
- - Un
bon choix, mais je n’ai rien choisi, je ne me souviens de RIEN à part le champagne, la chaleur, les slows !
Iris se
dit : bon, plus jamais, jamais de champagne, ou alors chez moi, lorsque je sais que c’est dans mon lit que je vais me coucher après,
Mais elle
resta de longues années sans plus toucher à une goutte de champagne
Cette
histoire l’avait profondément choquée et marquée !
Elle ne se
souvint jamais de sa sortie du club et de son arrivée chez le mec aux ancêtres dans les cadres,
Par
contre, elle garda la carte de visite longtemps, et souriait lorsqu’elle lisait un article de « son journaliste » dans son quotidien, chaque matin,
Oui, elle
était tombée sur un mec bien !
Mais elle
ne chercha jamais à le revoir !
©sarah
frane 2009
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